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Disco Glitter

Publication Goodmoods.

Des collections capsules aux scénographies retail, Noël se fête sous l’aura étincelante du glitter 70’s ! Chez Balmain, Olivier Rousteing nous régale de silhouettes boule-à-facettes et robes de lumière, tandis que Gucci verse à l’excès dans l’ambiance exubérante du mythique night club parisien, Le Palace. Cette inspiration récurrente de l’univers du disco résonnait déjà dans les looks et intérieurs inspirés de diva seventies et dans la résurgence du design clubbing. En cette fin d’année, c’est en version plus glitter que goldy, plus débridée qu’habillée, que paillettes, strass et rideaux scintillants, ravivent les humeurs créatives. Lever de rideau !  

La fin des années 70 et ses airs disco inspirent le défilé SS19 d’Isabel Marant. Salve de pièces argentées, la collection reste fidèle à l’esprit bohème de la créatrice et lui ajoute une nuance festive couleur métal. La taille est haute, les cuisses sont dénudées où habillées de lamé et la matière argentée est couplée à du denim pour amener l’esprit disco sur le bitume parisien. 

La décoratrice Laura Gonzalez dessine une ambiance de club feutré pour le décor d’une salle de jeu, présenté lors du salon AD Intérieurs 2018. Le clinquant des 70’s enveloppe le salon, de la moquette tourmaline au plafond-miroir. Les matériaux sont précieux et l’ambiance scénique ! Même goût pour les 70’s chez Gucci, où l’on ondule au rythme de Take Me Home dans la dernière campagne réalisée par Petra Collins. Le clip voit se côtoyer paillettes et montures de lunettes XXL dans une salle des fêtes pimpée avec emphase lire la suite sur Goodmoods.

Printemps Viennois

Publication Goodmoods.

Formes radicales, rayures noires, mobilier cerclé de bois courbé et artisanat précieux marquent l’influence montante de la Sécession Viennoise, « Wiener Werkstätte » qui a eu lieu entre 1898 et 1906. On se délecte de son raffinement rigoureux où chaque détail fonctionnel fait décor et on redécouvre le travail des fondateurs et proches du mouvement artistique : Josef Hoffmann (1870-1956) – revu par Jaime Hayon chez Wittmann – et Charles Rennie Mackintosh (1868-1928), figure d’inspiration de la dernière campagne Loewe. En marge des expositions dédiées à Gustav Klimt et Egon Shiele, les jeunes designers comme les maisons de mobiliers centenaires se mettent au diapason pour twister les savoir-faire de l’art nouveau. Décryptage !

Inspirée par les créations linéaires de Koloman Moser (1868-1918), par les chaises sculpturales de C. R. Mackintosh et les rayures de Josef Hoffmann, la très en vue créatrice italienne Chiara Andreatti conçoit pour la maison Fendi une collection de mobilier baptisée Welcome ! Matériaux luxueux, savoir-faire et élégance du détail rappellent le style de la Sécession Viennoise, l’esprit pop en plus !

Pour l’hôtel Proper de San Francisco, l’américaine Kelly Wearstler imagine un collage d’esthétiques européennes passées, rythmées de bandes noires et d’ornementations tour à tour graphiques et fleuries. Des chambres au rooftop le décor flirt avec un luxe décadent et personnalise chaque espace… Lire la suite sur Goodmoods.

Le prêt à porter habillé de Rosie Assoulin

Publication agence Promostyl.

En 2014, Rosie Assoulin faisait partie des nominés au prestigieux Woolmark Prize. Un prix qui couronnait en 1954 Yves Saint Laurent et Karl Lagerfeld. Sa nomination à cette récompense en dit long sur le talent de la créatrice américaine qui rend l’élégance quotidienne et non endimanchée. 

La collection été 2015 de Rosie Assoulin se compose de robes de cocktail et d’ensembles chics sans être convenus. Sa palette est vive, tempérée par des tons sourds et des blancs lumineux. On aime particulièrement la veste safari écourtée, le naturel du raphia et, de manière générale, ces ouvertures et attaches subtilement placées, des ornements à eux seuls. 

La réussite se trouve dans l’équilibre des proportions : des lignes simples, des volumes plein d’aplomb. Rosie Assoulin pousse plus loin encore la réputation pragmatique des créateurs new-yorkais en imaginant un prêt-à-porter couture à la main légère : aucune fioriture, des contours nets et un emploi malin des matières. La vision d’un confort raffiné qui redonne envie d’être habillé. 

Intemporelle Margaret

Publication agence Promostyl.

Dans le cinquième numéro de Vestoj Journal, Margaret Howell mentionnait la difficulté à concevoir un vêtement nouveau, qui ne soit pas un « vêtement de plus ». Pour elle, il doit s’inscrire dans une tradition, au point qu’il ait l’air d’avoir toujours été dans votre penderie… 

Depuis 1977, saison après saison, cette « maker-designer », ainsi qu’elle se définit, réussit le challenge d’une création vestimentaire enthousiasmante par ses coupes traditionnelles. La collection de l’été prochain maintient cette promesse quasi mystique de vêtements presque banals suscitant pourtant le coup de cœur. Le défilé de l’été 2016 enchaînait ainsi les silhouettes pleines de justesse : la juste longueur, la juste ampleur, la juste pointe de couleur (un exquis rouge cinabre). 

On parle aujourd’hui du mélange des genres, du mixage entre vestiaire masculin et féminin ; Margaret Howell a débuté par des créations destinées aux hommes mais achetées également par des femmes. Le lien logique qu’elle a su trouver entre les deux vestiaires est l’un des secrets de son succès. 

De la typo classique (et anglaise) de son logo (du Gill Sans) au papier offset de ses lookbooks, l’identité de marque reflète ce goût pour l’inépuisable distinction du discret, du détail, de la matière qui dure, d’une certaine attitude british à laquelle nous succomberons toujours. 

Et, c’est rassuré que nous voyons aujourd’hui s’épanouir des labels de mode calqués sur cette idée d’une sobriété heureuse, d’une mode plus humaine aussi. Des thématiques que nous étudions dans notre Trendbook Influences & Design Eté 2017, sous le titre Humanities. 

Bureau château

Publication magazine The Steidz.

À première vue, Bureau château est un studio berlinois d’art et de design graphique. Mais au deuxième coup d’œil se révèle le mirage d’une citadelle créative avec vue panoramique sur bien des domaines artistiques. Cette seconde vision est la plus réaliste, Bureau château n’a de concret que son brillant curriculum vitae, le reste appartient au fantastique. Dessins à l’encre un peu baveuse, illustrations au crayon, photographies en noir et blanc mat, logo impactant et collages interrogateurs aux découpes surréalistes, c’est fantastiquement dense.

L’homme derrière ce monde s’appelle Jannis Paetzold. Il a un peu de dada en lui, du surréalisme aussi et un talent de touche à tout. Parmi ses collaborateurs, on trouve entre autre des magazines, un importateur de boissons, une association étudiante, un festival de film et la galerie Curve pour laquelle il crée cette rencontre insolite d’un smiley et d’un couple alangui.
Quelques clics plus loin, sur son profil Instagram un long scroll nous amène jusqu’à ses montages prometteurs, illustration fantasmée d’une boutique que Jannis songe à ouvrir. Elle se résume à un encadrement de bois, une porte et une baie vitrée ouvertes sur des spectacles variés : store à moitié relevé sur un ciel dégagé, main réchauffée par la flamme d’une bougie, pomme reinette et abat-jour de papier sur nuit sombre… Ses devantures inventées laissent place à la poésie de celui qui voudra bien s’y arrêter. Pour le moment, l’idée reste sur le papier et Jannis s’en tient à ce qu’il maîtrise parfaitement : l’inventé.

Onirique Océan

Publication GoodMoods.

Si 95% des fonds marins restent encore inexplorés, les créateurs, eux, les sondent continuellement !
La décoratrice Laura Gonzalez répond ainsi à l’appel du grand large en repensant la brasserie La Lorraine, spécialisée en produits de la mer : fresque figurative où ondoient des laminaires, détails cordés, reflets de fraîcheur dans un parterre en mosaïque aquatique et courbes élégantes de coquillages sur les banquettes. Ailleurs dans Paris, la maison Hermès fait écho en explorant plus profondément encore les océans et selle un banc de poissons pour habiller ses vitrines, rue Saint Honoré.

L’océan berce ainsi nos vies citadines de monts et merveilles auxquels nous goûtons avec fascination. Au-delà du consensuel motif poisson, la tendance penche pour un design plus fantasque à l’esthétique chargée d’histoires. Amphore cristallisée dans les coquillages, comme repêchée des fonds marins, collier façon pièce d’or échappée d’un trésor de pirate, vaisselle illustrée dans un style antique pour évoquer les mythes grecs de la Grande Bleue.
Le mystère marin inspire aussi un design renflé : rondeurs translucides des gelés de mers, rondeurs à picot du poisson-hérisson et rondeurs télescopiques des coquillages.

En guise de dressing, les créateurs se sont laissés séduire par ce que la mer a de plus attirant : ses sirènes. L’une des silhouettes de la collection Resort 2019 de Temperley est un modèle de double dermique assurément séducteur.
Quant à la gamme de couleurs, elle vacille entre le blanc d’argent, le corail et une belle infinité de bleus. L’océan n’aura jamais été aussi tentant !