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Publication agence Promostyl.

Dans le cinquième numéro de Vestoj Journal, Margaret Howell mentionnait la difficulté à concevoir un vêtement nouveau, qui ne soit pas un « vêtement de plus ». Pour elle, il doit s’inscrire dans une tradition, au point qu’il ait l’air d’avoir toujours été dans votre penderie… 

Depuis 1977, saison après saison, cette « maker-designer », ainsi qu’elle se définit, réussit le challenge d’une création vestimentaire enthousiasmante par ses coupes traditionnelles. La collection de l’été prochain maintient cette promesse quasi mystique de vêtements presque banals suscitant pourtant le coup de cœur. Le défilé de l’été 2016 enchaînait ainsi les silhouettes pleines de justesse : la juste longueur, la juste ampleur, la juste pointe de couleur (un exquis rouge cinabre). 

On parle aujourd’hui du mélange des genres, du mixage entre vestiaire masculin et féminin ; Margaret Howell a débuté par des créations destinées aux hommes mais achetées également par des femmes. Le lien logique qu’elle a su trouver entre les deux vestiaires est l’un des secrets de son succès. 

De la typo classique (et anglaise) de son logo (du Gill Sans) au papier offset de ses lookbooks, l’identité de marque reflète ce goût pour l’inépuisable distinction du discret, du détail, de la matière qui dure, d’une certaine attitude british à laquelle nous succomberons toujours. 

Et, c’est rassuré que nous voyons aujourd’hui s’épanouir des labels de mode calqués sur cette idée d’une sobriété heureuse, d’une mode plus humaine aussi. Des thématiques que nous étudions dans notre Trendbook Influences & Design Eté 2017, sous le titre Humanities.